Adepte de la fusion

Bernard Blanc (Ai. 78) n’a connu qu’un employeur. Assystem a su combler la curiosité du gadzarts et sa volonté de construire sans cesse de nouvelles choses. Le groupe l’a amené à participer à l’aventure Iter et à miser sur le travail collaboratif avant qu’il ne soit à la mode.

Bernard Blanc fête ses trente-quatre ans au sein d’Assystem, ex-Atem jusqu’en 1994. Une histoire d’amour commencée en 1983, un jour de Saint-Valentin — ça ne s’invente pas. Mais cette fidélité ne rime pas avec immobilisme. Le Camarguais développe très tôt une envie de découvrir le monde. En 1982, après l’Ensam, il fait son service militaire dans la Marine comme officier de réserve et part pour Djibouti et l’Océan indien. L’aventure suivante sera donc plus longue. Il débarque chez Atem, une ETI de 500 personnes spécialisée dans l’ingénierie, qui avait à l’époque développé une expertise dans la préparation et la réalisation de phases d’essais et de mises en service de grands projets d’installations industrielles. Il travaille dix ans sur des projets, en France comme ailleurs : construction navale pour les Chantiers de l’Atlantique (devenus STX) à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), bâtiment à Riyad (Arabie Saoudite), métallurgie dans le nord de la France, complexe sidérurgique en Indonésie… «Mes responsabilités ont crû avec la taille des chantiers ou des équipes à encadrer. J’ai surtout pu découvrir l’exportation et m’ouvrir à d’autres cultures», se souvient-il.
Alors que le groupe devenu Assystem accélère son développement, Bernard Blanc quitte les projets internationaux pour des postes de directeur opérationnel et de directeur général de filiales, dans l’industrie lourde et le nucléaire. Et ce jusqu’en 2005. «J’ai toujours gardé cette envie de construire, de faire des choses nouvelles. Cela a été possible grâce aux évolutions, aux différents métiers et à l’innovation que j’ai vécus à l’intérieur même d’Assystem.»

Travailler pour le futur

Changement de décor donc. En 2005, l’ingénieur migre vers les affaires en prenant la direction du développement des activités nucléaires, qu’il occupe toujours. Au menu : direction commerciale, pilotage de grands comptes et marketing de l’offre. Il mise sur le travail collaboratif avec les directeurs de «business units» et les responsables de secteurs géographiques. «J’aime piloter des équipes projets et travailler avec une certaine dose d’autonomie», avoue celui qui participe à ce moment-là au début de la grande aventure Iter sur la fusion nucléaire. «Même si je ne verrai pas son exploitation industrielle, travailler sur une des énergies du futur est passionnant. Participer à un projet à l’échelle de l’humanité fait vibrer mon âme de gadzarts.» Bernard Blanc contribue ainsi activement à la signature de deux contrats majeurs sur Iter pour Assystem en 2006 et 2016.

Depuis 2006, le benjamin de la KIN 78 s’est aussi beaucoup investi dans la vie de la communauté des gadzarts, d’abord comme président du groupe Drôme-Ardèche puis au sein du conseil du Centre d’Aix et, depuis 2015, en tant que délégué régional Rhône-Alpes 3. Avec un camarade d’EDF, il a aussi créé, en 2011, un sous-groupe professionnel nucléaire du Tricastin, qu’il anime toujours. «Je veux rendre à cette communauté des Arts et Métiers ce qu’elle m’a donné ; associer “arts” et “métiers”, c’est unir le beau et le bien. On doit continuer à construire de belles choses.»