Adepte de l’alternance

S’il est resté dans la même entreprise toute sa carrière, Daniel Haffner (Ch. 89) a su éviter la routine en alternant les expériences chez Arcelor-Mittal.

Daniel Haffner (Ch. 89)

Entré en 1994 dans une entreprise qui, par le jeu des fusions, deviendra plus tard Arcelor-Mittal, Daniel Haffner n’aura de cesse d’alterner postes opérationnels et fonctionnels. «Les premières années, j’ai pris la responsabilité d’un bureau d’études qui travaillait sur toute l’Europe. En 2001, on m’a proposé de faire de la référenciation technique sur les 50 usines européennes pour définir les bonnes pratiques à mettre en place.»

De l’opérationnel au fonctionnel
et inversement

En 2006, il demande à passer en production et prend la direction industrielle d’une usine à Saint-Dizier. Un gros travail de restructuration, des produits de niche à haute valeur ajoutée… Un agréable défi. Après être revenu un temps à un poste opérationnel, il récupère la direction qualité et investissement en 2010. Fin 2011, il prend la tête du QHSE français (15 usines, 50 agences de négoce). Depuis, après avoir dirigé deux usines, il a retrouvé une position plus technique, avec la responsabilité des projets industriels sur l’Europe de l’Ouest (soit 22 usines). «C’est bien d’alterner entre les postes : les contraintes sont très différentes. Dans l’opérationnel, c’est un travail quotidien, des délais courts, souvent stressants mais aussi très stimulants. Sur les postes plus fonctionnels, on bouge beaucoup plus, mais les dossiers sont plus longs, le moindre projet prend six mois, il faut s’adapter aux personnes en face… Ça évite de s’encroûter.» Et ça occupe ! Pour évacuer, il continue à pratiquer du sport plusieurs fois par semaine : «Après vingt ans de volley-ball, je me suis mis au “fitness”, qui me convient très bien finalement. Entre ces activités, le travail et la famille, il me reste un peu de temps la nuit pour la généalogie, une autre de mes passions.»