Amandine Grapin (Cl. 202), la voie des méthodes

À 37 ans, Amandine Grapin a trouvé sa voie dans l’industrie ferroviaire. Aujourd’hui à Lyon, elle pilote une équipe d’ingénieurs au sein d’un technicentre de maintenance de la SNCF.

Une école généraliste pour ne pas se fermer de portes, un stage au Vietnam, une année de «césure» à Londres et un double diplôme en sciences de la décision et management des risques avec le CNRS et la SNCF, Amandine Grapin n’a pas regardé passer les trains pour préparer son début de carrière. À peine diplômée, elle est recrutée par la SNCF sur le technicentre de Châtillon, près de Paris, qui assure la maintenance des TGV Atlantique. «J’y ai travaillé pendant un an sur des sujets de méthodes et d’innovations participatives.» En mars 2008, elle est cheffe d’atelier sur le site de rénovation des TGV Thalys à Hellemmes, près de Lille : 90 opérateurs en 3 8, du management transversal et la responsabilité des indicateurs de sécurité, coûts, qualité, délais en lien avec Thalys. Trois ans plus tard, elle est «mutée à la direction du matériel, à Paris, sur un poste plus transversal, en charge du dimensionnement et du pilotage des trois établissements de rénovation des TGV, Hellemmes, Bischheim et Romilly». Elle anime la feuille de route, surveille le compte de résultat et ajuste les moyens humains et les structures des établissements en lien avec l’activité voyages et les différentes ingénieries de maintenance pour la mise à niveau des rames.

Planifier et piloter la maintenance

En septembre 2014, direction le technicentre du Landy à Saint-Denis, qui assure la maintenance des trains au départ de la gare du Nord. Elle y dirige l’unité opérationnelle du périmètre TER et Intercités. «Le conducteur du train est notre client aval, on doit lui livrer un train fiable et propre à l’heure prévue.» Puis lui vient l’envie de quitter Paris. À l’été 2018, Amandine Grapin débarque à Lyon comme responsable méthodes et planification de l’établissement de maintenance du TER de la région Au vergne-Rhône-Alpes. Au programme : pilotage et industrialisation des opérations de maintenance, amélioration continue, recherche de performances, notamment dans l’optique de l’ouverture à la concurrence, «du “benchmark”, de la réactivité et une dynamique de réseau entre les technicentres pour identifier des innovations et adapter les meilleures pratiques». Dans l’industrie ferroviaire, mécanique, électronique, thermique, matériaux résonnent avec la formation technique de l’ingénieure sur fond de management d’équipe et de travail collaboratif.

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