Au service du nucléaire

Emmanuel Opigez (Li. 92) poursuit sa carrière à EDF, alternant entre des postes de management opérationnel, au plus près des centrales nucléaires, et le pilotage de projets.

Emmanuel Opigez (Li. 92)

Curieux depuis toujours de mécanique, Emmanuel Opigez aimait plus jeune démonter des machines, regarder comment ça marche… mais sans idée de métier en tête : l’ingénierie lui plaît, l’aéronautique aussi. Le déclic lui vient quand, lors d’un forum, il rencontre un pilote d’Air France au parcours atypique qui est passé par l’Ensam. Originaire du Pas-de-Calais, il intègre la promotion de Lille 1992. «Une fois diplômé, je voulais m’investir dans une entreprise qui me faisait briller les yeux», raconte-t-il. Il postule donc à la fois chez EDF et à l’Aérospatiale. Les deux l’acceptent. Lequel choisir ? Ce sera finalement EDF, «pour le défi technique et humain». «Ils m’offraient un premier poste qui me permettait de diriger une équipe de 20 personnes, d’avoir une forte technicité et la responsabilité de la sûreté de deux réacteurs nucléaires.»

Pistes d’évolution diverses

Direction la Normandie, vers la centrale de Paluel, où Emmanuel Opigez travaille près de dix ans. En 2005, il intègre les centres d’ingénierie d’EDF à Paris dans le domaine du retour d’expérience et des relations avec l’Autorité de sûreté du nucléaire. «L’intérêt d’une entreprise comme EDF, c’est qu’il y a tellement de possibilités d’évolution», se réjouit-il. Après une expérience dans l’exportation des nouveaux réacteurs EPR vers la Chine et le Royaume-Uni, il décide en 2012 de retourner dans une centrale, celle de Tricastin dans le sud de la France. «J’aime alterner entre le pilotage de projets et des postes de management plus opérationnels», explique-t-il. Aujourd’hui chef de service sûreté-qualité, il travaille avec son équipe pour garantir une sûreté nucléaire optimale de la centrale