Ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le chiffre est passé inaperçu — l’attention de la majorité des Français ayant été accaparée par les élections. Une étude du cabinet de conseil et d’audit PwC, réalisée dans douze pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique, sur l’avenir du secteur de la santé laisse apparaître que 55 % des patients se disent prêts à troquer leur médecin traitant et leurs professionnels de santé contre des robots.
L’intelligence artificielle est déjà présente dans notre quotidien, bien que nous n’en soyons pas toujours conscients, et les applications dans la santé sont légion.
Les répondants vivant dans des pays dotés d’un système de santé bien établi acceptent l’idée de soins délivrés par la technologie (39 % pour le Royaume-Uni, 41 % pour l’Allemagne, jusqu’à 55 % pour les Pays-Bas — la France n’a pas été étudiée), mais ils sont moins nombreux que ceux qui vivent dans des marchés émergents, où le système de santé souffre encore d’importants manquements (94 % au Nigeria, 85 % en Turquie ou 82 % en Afrique du Sud). Selon l’étude de PwC, plus de la moitié (51 %) des répondants accepterait qu’une intervention chirurgicale mineure soit confiée à un robot plutôt qu’à un homme ou une femme chirurgien sur la table d’opération. Il n’en va toutefois pas de même en cas d’intervention lourde.
Mais quelles raisons plaident en faveur des esculapes androïdes ? L’accès plus facile et rapide aux services de santé, ainsi que la promptitude à poser un diagnostic fiable sont cités respectivement à 36 % et 33 % comme les principaux facteurs incitant à se tourner vers la technologie. En revanche, l’absence de proximité humaine (47 %) et le manque de confiance envers la capacité des robots à prendre une décision (41 %) sont les principaux motifs de réticence.

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