Le chouchou qu’on s’arrache

Ce soir du 9 décembre, le salon Smart industries, qui réunissait les principaux acteurs de l’usine digitale et de la révolution numérique à Paris-Nord Villepinte, avec le soutien de Convergence pour l’industrie du futur, a fermé ses portes. La rédaction d’«Arts & Métiers Mag» et la Société des ingénieurs Arts et Métiers y ont tenu un stand qui hébergeait l’institut de formation Data ScienceTech Institute, dirigé par José Massol (Ai. 66). Quatre jours durant, nous n’avons pas été déçus par l’incroyable ballet de curieux, de novices ou de spécialistes, venus s’informer sur le «big data», sur la place des «data sciences» ou encore à propos de la formation du «data scientist». Aux dires de beaucoup, le «data scientist» est le chouchou qu’on s’arrache. Mais qui est-il au juste ?

Nouveau détenteur de la pierre philosophale, oracle annonçant les bons augures, le «data scientist» est surtout un profil rare que chassent les ressources humaines des grands groupes. En effet, ce nouvel alchimiste transforme une masse de données informe en mine d’or. Cet expert des maths, de l’informatique et des statistiques est capable de faire parler les données numériques afin de définir des solutions industrielles ou marketing et commerciales plus pertinentes qu’auparavant. Selon le rapport «Industrie du futur» de Bercy, le marché des mégadonnées pourrait même représenter 9 milliards d’euros et être pourvoyeur de 137 000 emplois d’ici à cinq ans en France. Le secteur va notamment profiter de la prolifération des objets connectés, qui pourraient être 80 milliards en 2020. Pour une fois, les projections chiffrées semblent coller à la réalité du terrain.

Et le gadzarts, dans tout ça ? Sachez qu’il intéresse au plus haut point. Sa culture mécanicienne, son appétence pour les maths et sa formation au management lui permettent en effet d’appréhender ces problématiques. Selon le «Harvard Business Review», c’est le «job le plus sexy du XXIe siècle». À suivre.