Le ciel, les avions, la mer

Issu d’une famille de gadzarts, François Sauze (Ai. 78) a toujours accordé, dans sa carrière, une place importante à sa région d’origine.

«Mon père, gadzarts, était ingénieur au CEA de Cadarache, mes deux grands-pères et mon arrière-grand-père ont aussi fait les Arts à Aix.» Conformément à son pedigree, François Sauze fera effectivement ses premières armes dans la filière nucléaire, à Flamanville (Manche), puis en Île-de-France, pour deux ans. Après quatre ans passés au sein de Thomson CSF (Armement guidé laser) à Issy-les-Moulineaux, en 1989, le mal du «pays» le rattrape : il démissionne. Cap au sud ! En 1990, il est recruté par la Spirotechnique, une entreprise niçoise spécialisée dans le matériel de plongée (sport qu’il pratique toujours) : le Graal ! «Le Sud, c’est la mer. Elle m’a toujours attiré. Et c’était un poste rêvé, dans une petite société, idéale, comme dans les livres.» Mais même les meilleures histoires ont une fin.

Comme un poisson dans l’eau

Décidé à rester dans la région, François Sauze décroche un poste chez Soditech à Cannes, en tant que responsable bureau d’études (BE). La PME, fondée par un autre gadzarts, Maurice Caillé (An. 69), est spécialisée dans l’étude, l’intégration et la fabrication (en salle blanche) de sous-ensembles thermiques, mécaniques et électriques, pour l’industrie aéronautique et spatiale mais aussi pour des applications nucléaires.
Louant «les petites entreprises dans lesquelles les résultats sont plus rapidement visibles que dans les grands groupes», François Sauze, devenu depuis directeur technique, et maintenant vingt-deux ans d’ancienneté au compteur, s’y sent… comme un poisson dans l’eau !