Des paillettes plein les yeux

Fraîchement diplômée, Fanny Frébert (Li. 215) a décroché le titre de Miss Haute-Normandie 2018. Une porte ouverte vers une carrière qui pourrait être bien différente de celle prévue.

Fanny Frébert (Li. 215). 2013 : Débuts dans le mannequinat pour l’association normande New Face Mode. 2016 : Première dauphine au concours Miss Haute-Normandie. 2017 : Études en sciences de l’environnement à l’université New South Wales de Sydney (Australie). 2018 : Ingénieure stagiaire en planification des approvisionnements chez L’Oréal Luxe (Paris). Septembre 2018 : Élue Miss Haute-Normandie.

Au placard, le cliché de la Miss écervelée. Finies, les blagues douteuses sur les blondes. Quand on rencontre Fanny Frébert, on ressent immédiatement un profond respect. À 22 ans, la jeune femme réussit le tour de force d’être à la fois diplômée de l’Ensam de Lille et élue, depuis septembre, Miss Haute-Normandie. Une hérésie, diront certains. Pas pour elle ! Sa philosophie serait plutôt de ne rien s’interdire. «Tout tenter pour ne rien regretter», dit-elle simplement pour justifier ce parcours atypique.

De la lycéenne timide à l’ingénieure sûre d’elle-même

Forcément, avec un père ancien cycliste professionnel (Yvan Frébert), il ne faut pas chercher bien loin d’où lui vient ce côté fonceuse. Dès ses 6 ans, celui-ci l’initie à la course à pied. Rapidement, elle fait ses premières compétitions sur de petites distances. «Mon papa m’a transmis l’envie de me dépasser, dans le sport comme dans le reste», explique-t-elle. Alors, quand en prépa, au lycée Corneille de Rouen, l’occasion de faire du mannequinat se présente, la jeune fille timide qu’elle est encore à l’époque n’hésite pas longtemps. «J’accompagnais une amie à un concours de Miss à Lyon quand un photographe m’a repérée, raconte-t‑elle du haut de son mètre 77. C’est comme ça que j’ai commencé à faire des photos et des défilés.» Elle jongle alors, avec habileté, entre les cours et son activité de mannequin, qui l’occupe un week-end sur deux. «J’avais le soutien de mes parents — d’autant plus que mes résultats scolaires n’en étaient pas affectés.» L’expérience lui plaît et lui donne confiance en elle, mais Fanny veut d’abord s’assurer un avenir stable comme ingénieure en intégrant l’Ensam.

En 2016, après trois ans d’expérience dans le mannequinat, une idée lui trotte alors dans la tête : pourquoi ne pas tenter le concours de Miss dans sa région d’origine, la Normandie ? «Les Miss France me faisaient déjà rêver petite», se souvient-elle. Certes, cet univers est à l’opposé de l’ambiance plutôt masculine des Arts. Mais Fanny est soutenue à 100 % par ses camarades de promo. Résultat, elle termine avec l’écharpe de première dauphine (c’est-à-dire deuxième) de Haute-Normandie. L’année suivante, elle se lance dans une autre aventure : six mois à l’université de Sydney, en Australie, pour compléter son cursus. Dès son retour, elle décroche son stage de fin d’études en logistique chez L’Oréal Luxe. Un moyen pour elle d’allier l’utile à l’agréable puisqu’elle peut développer ses compétences dans ce secteur de la beauté qui lui est cher.

Entre diadème et casquette

Mais pas question de rester sur un échec : en 2018, elle se présente à nouveau au concours de Miss Haute-Normandie et, cette fois, elle gagne ! C’est une déferlante de félicitations sur les réseaux sociaux et de propositions d’agences de mode. Que faire ? Tout plaquer pour tenter sa chance comme mannequin ? Elle en a bien envie. Tout en sachant qu’elle pourra à tout moment, si ça ne marche pas, troquer son diadème de Miss pour sa casquette d’ingénieure.

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