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L’intelligence artificielle débarque à l’usine

Après la finance et le marketing, les applications issues de l’intelligence artificielle se développent dans l’industrie, essentiellement dans le contrôle qualité et la maintenance prédictive. La machine devient capable d’accomplir des tâches cognitives, donc d’apprendre. Cela bouleverse le fonctionnement de l’usine. Quelles seront les conséquences du «machine learning» sur la production, le rapport homme-machine et l’emploi ?
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Du neurone au “deep learning”

Maîtres de conférences à l’Ensam de Lille, Éric Nyiri et Stéphane Thiery rappellent, en les vulgarisant, le principe et les méthodes de fonctionnement de l’apprentissage automatique, d’où découle ce qu’on appelle aujourd’hui l’apprentissage profond.
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L’intelligence artificielle rebat les cartes des emplois humains

Pour Laurent Laporte (Bo. 90), cofondateur de Braincube, l’irruption de l’intelligence artificielle dans l’industrie devrait entraîner la disparition de postes pénibles et peu qualifiés au profit de nouvelles compétences en phase avec l’usine 4.0. Il croit en la perspective de relocalisations d’usines devenues, grâce à l’IA, plus compétitives.

De la difficulté d’être Reach

Selon la réglementation européenne Reach, l’usage du chrome hexavalent, essentiel au traitement de surface mais très toxique, est soumis à autorisation temporaire depuis le 1er septembre. Une décision qui contraint les entreprises à s’engager dans une procédure complexe. À terme, il leur faudra trouver et financer des substituts. État des lieux.

Le modèle Minatec

En rassemblant chercheurs, étudiants et industriels sous une même bannière et sur un site unique, le campus dédié aux micro et nanotechnologies s’est hissé en onze ans parmi les cinq plus importants sites mondiaux dans sa spécialité.

Faire bonne mesure

En production comme en maintenance, les mesures sont déterminées lors de la conception du produit et du développement des processus de fabrication. En R&D, la panacée n’existe guère : il est nécessaire de coupler différentes techniques, d’expérimenter avec une approche multi-échelle en s’appuyant sur de la modélisation et de la simulation numérique.

Le défi des grandes cadences

L’aérospatial n’a jamais connu une telle situation : 60 avions A320 à produire par mois, des dizaines de lanceurs spatiaux à livrer, une cadence de Rafale quasi triplée. Le rêve. Le hic, c’est qu’il faut produire en temps et en qualité. D’où l’émergence de processus à base de «lean manufacturing» et de numérisation. Histoire d’être prêt à affronter de nouveaux concurrents.

Comment accélérer la croissance des jeunes pousses ?

Savoir couver ses start-up et faire émerger des activités innovantes en lien avec la nouvelle économie est une chose. Leur garantir une place de choix dans la compétition mondiale est une autre histoire. L’argent est le nerf de cette guerre économique internationale. Attirer des capitaux privés vers le financement des jeunes pousses est l’un des objectifs du réseau French Tech et des accélérateurs.

L’industrie dit oui à la réalité virtuelle

On en parlait comme d’une promesse. Les réalités virtuelle et augmentée sont à présent opérationnelles au cœur des processus industriels, de la conception à la maintenance, en passant par l’exploitation. La France s’engouffre dans le sillage de sociétés dynamiques, telles Diota ou Image & Process, ou dans celui d’une manifestation mondiale comme le Laval Virtual. Et les formations d’ingénieurs, dont celles d’Arts & Métiers, accentuent le mouvement.

Dans quels trains voyagerons-nous demain ?

Concurrence, coûts de maintenance excessifs, offres inadaptées ou désaffection des voyageurs : les raisons sont nombreuses pour expliquer les difficultés du rail en France. Mais un renouveau est possible. L’industrie ferroviaire innove désormais à marche forcée pour repousser les limites du train en termes de prix de revient, de confort, de sécurité et d’impact environnemental.