Entrepreneur à la cour

Gérard Schocher a dirigé pendant vingt ans la PME familiale avant de partager son expérience dans un organisme professionnel et, désormais, comme président du tribunal de commerce de Rouen.

Gérard Schocher (Li. 75)

Gérard Schocher entame sa deuxième année de mandat de président du tribunal de commerce de Rouen. Lui qui aurait pu devenir avocat s’il n’avait pas choisi les Arts et Métiers, voit dans cette nouvelle étape de carrière un moyen de partager son expérience : «Mon rôle est de trouver des solutions aux entreprises en difficulté.»

La PME familiale l’appelle

À sa sortie de l’École en 1979, l’ingénieur prend la direction de l’ambassade de France à Tokyo, détaché au Kenchiku kenkyu-jo, centre de recherche dédié aux techniques de constructions parasismiques. Il passe deux ans au Japon, apprend la langue, voyage en Asie et envisage de s’y installer. Il rentre finalement pour intégrer la PME familiale, spécialisée dans le génie climatique. «J’en prends la direction en 1985, sans jamais avoir subi de pression.» Il la développe jusqu’en 2003, puis cède à un grand groupe cette PME de 300 salariés, «devenue une référence sur son marché». Son temps est alors partagé entre ses activités de gestion patrimoniale et immobilière, le Comité scientifique et technique des industries climatiques, qu’il préside de 2007 à 2013, l’occasion pour lui de rester attaché à son métier, et son implication comme juge au tribunal de commerce de Rouen, dont il prend la présidence en janvier 2017.

Gérard Schocher reste marqué par son passage à l’Ensam, «école de la découverte, de l’ouverture, qui forme l’esprit pour permettre de s’adapter et de comprendre les situations». En témoignage de sa reconnaissance, il a souhaité recevoir ses insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite à l’hôtel d’Iéna.

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