Un entrepreneur à Hongkong

Encore étudiant, Sébastien Breteau (Bo. 92) voulait découvrir le monde et créer sa propre entreprise. Il part comme volontaire international à Hongkong. Il y reste et fonde successivement deux entreprises avec succès. Et dirige également la fondation qu’il a créée en 2013.

Sébastien Breteau (Bo. 92)
Sébastien Breteau (Bo. 92)

Sébastien Breteau (Bo. 92)

1996 Part comme VIE chez Sagem à Hongkong.

1997 Diplômé du mastère spécialisé Entrepreneur d’HEC. Création de Sebo.

2005 Création d’AsiaInspection.

2006 Vente de Sebo.

2013 Création de la Breteau Foundation.

 

J’avais passé mes dix premières années au Maroc et avais déjà pu découvrir une autre culture. Je voulais à nouveau vivre en expatrié.» Sitôt ses études terminées, Sébastien Breteau concrétise cet objectif. Il part comme volontaire international en entreprise (VIE) chez Sagem (devenu Safran) à Hongkong. Il y restera comme entrepreneur. «Épris de liberté, j’ai toujours eu envie de créer ma propre société.» Pour se préparer à ce projet, il avait suivi un master spécialisé à HEC. À la suite de son expérience de VIE, c’est le grand saut. «À Hongkong, on peut créer une entreprise en une demi-journée.» Ce sera Sebo, une société d’import-export de produits promotionnels et de packaging. À l’écoute des tendances, il sera le premier à introduire en France les Tamagotchis.

L’entreprise prospère rapidement, ouvre des bureaux en France, en Chine, au Bangladesh, au Royaume-Uni et au Danemark. Sébastien Breteau ne s’endort pourtant pas sur ses lauriers et pressent le déclin des entreprises d’import-export international. Il crée en 2005 AsiaInspection, destinée aux entreprises désireuses de sous-traiter en Asie et voulant s’assurer de la qualité de la production.

Le besoin d’aider

La vente de Sebo en 2006 va lui permettre de donner un coup d’accélérateur à la jeune société. Aujourd’hui, elle compte 2 100 employés de 72 nationalités différentes, possède 20 bureaux dans le monde, opère dans 85 pays pour le compte d’environ 6 000 clients. AsiaInspection dispose de tout l’arsenal nécessaire pour s’assurer de la qualité des sous-traitants. Elle réalise les contrôles, les visites d’usine et possède ses propres laboratoires de tests, afin d’être totalement indépendante. Les contrôles ne sont pas que techniques, AsiaInspection vérifie l’impact sur l’environnement et les conditions sociales des employés.

Cette fibre sociale n’est pas un vain mot. Sébastien Breteau qui n’a «jamais demandé la moindre aide des États» veut que sa réussite puisse servir à ceux qui en ont le plus besoin. «J’avais atteint la quarantaine, j’avais envie d’aider.» En 2013, il crée sa fondation, qu’il finance entièrement, pour ne pas consacrer de l’énergie à la recherche de -donateurs. La Breteau Foundation œuvre à l’éducation d’enfants -défavorisés dans les pays émergents. Elle finance la formation d’enseignants et l’achat de tablettes contenant des applications sélectionnées. Ces tablettes apportent un vrai contenu pédagogique, valorisent les enfants et leur donne envie d’apprendre. Sébastien Breteau -travaille en tandem avec sa femme Caroline pour gérer sa fondation et y consacre une demi-journée par semaine. 15 000 enfants bénéficient dans une soixantaine d’écoles de cours grâce à la fondation dans des pays aussi différents que l’Afrique du Sud, la Colombie, la Chine, la Malaisie, l’Indonésie, l’Inde, la Birmanie et le Liban.

Expatrié, Sébastien Breteau n’a pas renié la France. En 2012, il avait été candidat sans étiquette aux élections législatives dans la 11e circonscription pour les Français établis hors de France et a été plusieurs années conseiller du commerce extérieur de la France pour la Chine.

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