I have a dream

Pour paraphraser Martin Luther King dans son discours de Washington en septembre 1963, je dirais : «Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté ne doit pas nous entraîner vers la méfiance envers [notre école] […], car beaucoup ont compris que leur destinée est liée à la nôtre […]. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.»
Et ce rêve, je le fais alors que nous allons enfin pouvoir honorer nos engagements envers notre école – engagements amorcés dès 2012 et formalisés à l’automne 2015. Le «raz de marée» occasionné par la réforme des statuts de l’école, pour des causes externes à notre monde et dont on ne peut se sentir responsables, nous a conduits à nous interroger : pouvait-on laisser sans suite des accords librement négociés et signés permettant d’amorcer une nouvelle ère de développement et d’excellence pour cette formation ? Humblement, nous pensions qu’une école dont la mission est de former des ingénieurs et des citoyens exerçant leur carrière dans un environnement «contractuel» reconnaîtrait d’elle-même l’intérêt d’une telle démarche.
C’était probablement compter sans les instances décisionnelles qui prennent ombrage d’initiatives privées dont elles se réservent la préséance et considèrent que leur autorité peut outrepasser les règles fixées par de tels contrats. Partant de là, un centralisme exacerbé ne produit que conflits et démotivation de tous ceux qui devraient contribuer à une construction commune.
Mais il faut continuer d’aller de l’avant avec obstination en mesurant l’acquis. Le principal concerne les relations entre l’école, les élèves et la Société. Formalisées par la charte tripartite sur la transmission des Valeurs, elles inaugurent une phase apaisée sur tous les campus. Les faux procès qui furent intentés à ces derniers n’ont trouvé aucun fondement. Au contraire, les actions valorisantes qu’ils ont entreprises ont bénéficié d’une couverture médiatique favorable. Heureux retournement de l’histoire !

Il suffirait de peu…

Ensuite, les représentants régionaux de la Société sont impatients de se remettre au travail pour la promotion de l’école, en cohérence avec ses attentes. Ils en avaient été éloignés et il y aurait peu de choses à formaliser pour les voir y revenir avec enthousiasme.
Enfin, nous sommes sollicités de toutes parts pour participer à des programmes concrets impliquant l’important réseau de start-up et de PME/ETI où «sévissent» des gadzarts, insufflant un sursaut industriel cohérent avec l’initiative menée autour de «l’industrie du futur». Cela ne peut se faire, bien évidemment, qu’en phase avec les laboratoires de l’école et se révélera sans doute une riche source de stages de fin d’études pour nos futurs diplômés.
Cette participation à la formation est au centre de nos préoccupations, car il est essentiel qu’elle reste axée sur les besoins industriels à venir. Beaucoup de nos interlocuteurs actifs dans l’industrie s’inquiètent de la qualité de l’enseignement technologique pratiqué à l’école, qui peine à progresser aussi vite que ses concurrentes et que les attentes industrielles.
Restons cependant vigilants car, malgré toute l’aide que l’on peut envisager d’apporter, celle-ci ne sera vraiment utile que si elle est encadrée par des accords revalidés et confirmés par le nouveau conseil d’administration de l’Ensam. Il pourra en déléguer la mise en œuvre à une direction générale avec laquelle la coopération ne demande qu’à être entière et féconde.
Souhaitons que le nouveau directeur général, qui entrera en fonctions le 27 février 2017, partage cette volonté et soutienne l’épanouissement de l’école.