Le journal de Basma

Basma Aiouche (Cl. 214), en 3e année au MIT, nous livre régulièrement ses impressions depuis Boston.

Un campus très ouvert

Un mois déjà. Malgré le faible nombre d’heures de cours par semaine (moins de 15), le rythme est soutenu. En effet, il faut préparer le contenu de chaque cours – que certains professeurs ne font que résumer en classe – et traiter un «PSET», l’équivalent d’un devoir maison, par matière et par semaine. La grande leçon ? Il ne faut pas se fier à la maigreur de l’emploi du temps officiel ! À ma grande surprise, le niveau des cours n’est pas aussi insurmontable que je ne l’appréhendais. C’est plutôt le niveau des étudiants qui est exceptionnel.
Autre grande surprise. Il suffit de passer quelques jours sur le campus pour se rendre compte que le MIT est ouvert sur le monde et qu’il ne souhaite pas réserver sa production intellectuelle aux seuls étudiants de l’établissement. De nombreux cours sont enregistrés, puis postés en ligne avec un accès gratuit et illimité pour tous. Le partage des savoirs et des connaissances est l’une des forces du MIT. Ces savoirs sont évidemment accessibles à chaque étudiant du MIT, qui peut s’inscrire à autant de cours additionnels souhaités, dans n’importe quel département, sans être noté. S’instruire sans avoir à se soucier de ses notes : le suprême bonheur. Par ailleurs, le campus du MIT est un endroit public, ouvert à tous, et il est fréquent d’y croiser des personnes extérieures.
Malgré la charge de travail, j’arrive à trouver de petits moments à moi. Quel bonheur cette balade en voilier, aux derniers beaux jours, avant le gel de la rivière Charles. L’automne s’installe à vue d’œil : le feuillage des arbres passe progressivement du vert au rouge…