Le journal de Basma

Basma Aiouche (Cl. 214), en 3e année au MIT, nous livre régulièrement ses impressions depuis Boston.

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Premiers étonnements

Vivre pendant un an dans la capitale du Massachusetts, c’est pour moi un second exil. J’espère qu’il sera aussi fécond que mon passage en France et que le Massachusetts Institute of Technology (MIT) m’apportera autant que les Arts. Si je devais définir en trois mots mes premières impressions sur le MIT, je retiendrais «cosmopolitisme», «engagement» et «considération». Première évidence : le MIT est un creuset intellectuel international avec plus de 40 % d’étrangers inscrits en master et doctorat.
Deuxièmement, de nombreuses rencontres ont immédiatement permis, grâce à une orchestration millimétrée, aux nouveaux arrivants de découvrir les abondantes opportunités à saisir, qu’elles soient d’ordre académique, culturel, professionnel ou personnel. Il est surprenant de voir à quel point chaque étudiant est passionné et investi dans sa recherche : une ou deux années passées au MIT semblent insuffisantes à la plupart. Entamer un doctorat est le moyen le plus efficace d’y rester plus longtemps. Voilà un engagement à souligner.
Enfin, pour l’étudiante venue de France que je suis, le plus marquant, c’est la nature des rapports entre professeurs et étudiants. Ces derniers sont sans cesse remerciés d’avoir accepté l’admission au MIT et de participer à son élévation au rang de la meilleure université. S’ils doutaient de leurs capacités, les voilà bien vite rassurés. Les étudiants sont considérés comme des amis avec lesquels il est possible de résoudre les problèmes contemporains. Quelle preuve de considération qu’être
perçue comme une actrice du progrès !