La voiture à l’ère numérique

Le Consumer Electronics Show (CES), qui se déroule chaque année à Las Vegas, est devenu, l’espace de nombreuses conférences et d’une surmédiatisation à outrance, le Mondial de l’automobile de demain. Certains observateurs parlent même du «Cars Electronics Show». Et, à y regarder de plus près, les grands groupes comme Renault-Nissan, Toyota ou Ford ont franchement  éclipsé les 3 500 start-up en recherche de marché, d’investisseurs, de contacts et bien sûr de notoriété.
Ainsi, ils ont profité de cet événement pour partager leur vision de la voiture et du marché, qui subissent une véritable révolution. Que doit-on retenir ? Tels des prédicateurs, les patrons ont organisé des grands-messes où le futur est un chemin pavé de roses. Ce ne sont presque plus des voitures que l’on admire mais des fonctionnalités, des opportunités de liens avec l’entreprise ou la maison. Ainsi, la ruée vers la voiture autonome suit la loi de Moore. On promet aux passagers plus qu’une voiture connectée puisque l’on souhaite lui donner aussi un véhicule doté d’intelligence artificielle. Exemple avec Valeo. L’équipementier automobile français présentait cinq innovations amenées à être intégrées dans le véhicule autonome. Mais on nous garantit bien plus avec Zoox. Cette start-up de la Silicon Valley, très discrète, veut lancer dès 2020 des flottes de robots taxis partagés et utilisables à la demande… Une utopie me rétorquerez-vous ? La jeune compagnie possède déjà de l’argent et une licence pour faire rouler ses véhicules en Californie. La voiture se transforme en objet connecté par excellence et devient au mieux un smartphone sur quatre roues. Pour les amateurs de belles carrosseries où les bruits, les odeurs et les pannes mécaniques étaient de mise, numérisez vite vos souvenirs, l’avenir passera désormais par les puces !