L’art du management industriel

Entré chez Hutchinson à 23 ans, Jérôme Izari (An. 94) y poursuit sa carrière comme directeur industriel de la fabrication des joints toriques.

Jérôme Izari (An. 94)

Fils de gadzarts (An. 56), Jérôme Izari a soif de terrain et s’oriente vers la production. Après sa deuxième année aux Arts, il obtient un stage aux États-Unis chez Hutchinson (transformation du caoutchouc). Le courant passe avec son maître de stage qui le rappelle au printemps suivant pour lui conseiller un poste de chef d’atelier à l’usine de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Recruté par le groupe, il se  retrouve à la tête d’une équipe de 50 personnes. «C’était très riche, pas toujours facile, mais exactement ce que je recherchais.»

Transferts de production

Deux ans plus tard, on lui propose le pilotage des opérations internationales de transfert de procédés et de production sur les sites récemment acquis par Hutchinson. À 26 ans, il découvre le management transversal et différentes cultures industrielles (Brésil, Chine, Mexique, Espagne). S’y ajoute la responsabilité d’une moitié de la production de l’usine de Saint-Brieuc puis, fin 2004, de l’autre partie, soit 350 collaborateurs. Au printemps 2008, Jérôme Izari prend la direction d’une usine au Portugal. La crise économique éclate et le projet d’extension se transforme en gestion plus défensive jusqu’en 2010. «Les premiers mois ont été difficiles, vous débarquez de France et vous coupez dans les effectifs.»

Mi-2010, l’ingénieur revient en France et prend la direction de l’usine de Château-Gontier (Mayenne) avant de prendre, en 2013, la direction industrielle de la fabrication des joints toriques en Europe, regroupant les deux usines qu’il a dirigées. Une réussite : les effectifs et le chiffre d’affaires du nouvel ensemble ont presque doublé depuis 2010. En attente d’un nouveau défi chez Hutchinson, Jérôme Izari mesure encore aujourd’hui la valeur de sa formation généraliste et «la force d’un réseau comme le nôtre dans un monde hyperconnecté».