L’automobile sinon rien

Au fil des années, Jean-Denis Bigot (Cl. 87) est devenu un «pur produit PSA». Et il ne regrette rien, car le groupe lui aura permis d’exercer au moins cinq métiers différents.

Jean-Denis Bigot (Cl. 87)

Attiré très tôt par l’industrie, Jean-Denis Bigot n’a qu’une idée en tête sur les bancs de l’Ensam : travailler dans l’automobile. Alors, en 1990, quand un ami gadzarts l’informe que Peugeot-Citroën — sa marque préférée — recherche un ingénieur pour les tests sur les véhicules en développement, il fonce. «C’était pour moi l’occasion de “toucher” des voitures au sens physique du terme», explique-t-il. Au bout de cinq ans, il accède à un poste en conception au sein d’un projet véhicule. Puis, rattrapé par son ancien chef, il prend la responsabilité des essais de synthèse pendant cinq ans. Ce département étant rattaché au marketing produit, il évolue naturellement en 2003 comme directeur de la gamme supérieure Citroën.

Directions après-vente et qualité

Que faire ensuite, progresser dans le commerce ou revenir à la technique ? Jean-Denis Bigot choisit la deuxième option comme directeur technique de l’après-vente, trois ans occupés à réduire les dépenses liées aux garanties et à restructurer l’assistance. Le groupe PSA lui propose alors une mission inédite : prendre la direction qualité de la coentreprise Donfeng-Peugeot-Citroën en Chine. «Une expérience formidable de redressement d’une entreprise dans le domaine de la qualité et une belle aventure humaine», confie-t-il. À son retour en France, il devient directeur qualité de la production PSA, puis rapidement directeur qualité pour l’Europe. Jusqu’à devenir, fin 2016, directeur après-vente de PSA Retail, le réseau de distribution du groupe : «Encore un nouveau métier avec des objectifs opérationnels ambitieux», précise-t-il. Une fois sa mission accomplie, il n’exclut pas d’intégrer une autre direction ou, pourquoi pas, de repartir à l’étranger.