L’immobilier pour fil rouge

À 56 ans, Luc Monteil (Ai. 82) se retourne avec fierté sur son parcours, qu’il estime intéressant et diversifié, dans l’immobilier d’entreprise.

Luc Monteil (Ai. 82)

Fils de gadzarts, Luc Monteil a été très tôt attiré par l’industrie. Mais c’est lors de son année de service militaire en Afrique, chez Cogema, que son projet se précise. Son objectif ? Intégrer un grand groupe français présent à l’international pour travailler à l’étranger. Ce qu’il fait dès 1987 en entrant chez Michelin. «Malheureusement, en près de vingt ans, mes déplacements se sont limités à un trajet de deux heures en voiture entre Lyon et Clermont-Ferrand», raconte-t‑il avec humour.

Travaillant d’abord sur des sujets liés à la performance des usines puis des centres logistiques, il est sollicité dès 1996 pour mettre en œuvre de nouveaux entrepôts en France. C’est là qu’il pose un pied dans l’immobilier, un secteur qui lui plaît et dans lequel il évolue jusqu’à devenir directeur des infrastructures logistiques pour l’Europe. Mais en 2006, le sentiment d’en avoir fait le tour le pousse à partir.

Enfin hors frontières !

C’est tout naturellement que Luc Monteil devient prestataire de services à son compte et crée la société Immogon pour accompagner ses clients dans leurs programmes d’investissement immobilier en France et en Europe. Quand, en 2011, un chasseur de têtes lui propose plus intéressant encore : créer cette fonction à l’international au sein de Bolloré. «La notoriété du groupe et l’idée de créer quelque chose à partir de rien m’ont aussitôt séduit», explique-t-il. Désormais directeur immobilier chez Bolloré transport & logistics, il retrouve dans une structure familiale à l’image de celle de Michelin. Et, surtout, il donne enfin une dimension internationale à sa carrière puisqu’il optimise les locations immobilières de filiales en Afrique, au Japon ou aux États-Unis.

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