Michel Drouet (Li. 57), fierté du Québec

Installé à Montréal depuis la fin des années 60, le physicien a reçu le Prix du Québec Lionel-Boulet 2016, qui récompense les travaux de R&D en milieu industriel.

Le 9 novembre 2016 lors de la remise des Prix du Québec, Michel Drouet (au 2e rang, 6e en partant de la gauche) en compagnie des autres récipiendaires et des ministres Dominique Anglade (Économie) et Luc Fortin (Culture), assis au centre. Photo : Prix du Québec

Après Arts et Métiers, Michel Drouet a passé une maîtrise en aéronautique au MIT, puis un doctorat en physique à l’université de Montréal (1967) avant de poursuivre ses recherches sur la propagation des ondes d’ionisation dans les plasmas à l’université de York, en Angleterre. Ce chercheur, qui se qualifie de «bricoleur, créatif et non conformiste», est à l’origine d’une vingtaine de brevets dans des domaines aussi variés que le contrôle acoustique d’arc de soudure ou le traitement des déchets métalliques, en particulier l’aluminium. C’est au sein de l’Institut de recherche d’Hydro Québec, qu’il intègre fin 1969, puis en tant que directeur technique de PyroGenesis Inc. (1996-2004), qu’il perfectionne un procédé de valorisation de l’écume d’aluminium. Il est le créateur d’une torche à plasma d’air capable de traiter une grande quantité de déchets et de la technologie Drosrite (processus de recyclage par combustion). Ses inventions ont fait faire un grand pas à la métallurgie. Dernière innovation de ce passionné, développée entre 2005 et 2011 pour les entreprises AP&C et Arcam (GE), une technologie de production de poudre de titane sphérique par atomisation plasma. Celle-ci livre une matière particulièrement fine et fluide pour l’impression 3D.
La 4e Révolution industrielle est en marche et il compte bien y apporter sa pierre. «Durant le Sommet sur l’innovation, en novembre, nous étions 3 gadzarts sur 36 conférenciers à débattre de la fabrication additive», écrit-il à ses camarades restés en France. L’homme, qui ignore le sens du mot «retraite», continue d’apporter son expertise comme directeur scientifique auprès de la société Technologies MGA.

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