Penser le monde que l’on construit

Le chiffre est flatteur : 100 500 visiteurs en trois jours. La troisième édition de Viva Tech, salon consacré aux innovations numériques, aura fait un carton plein. Du président de la République, qui n’a pas boudé son plaisir en faisant un discours en anglais et en exposant sa vision des «tech», à Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, en passant par le secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, et bien d’autres étoiles du secteur, la porte de Versailles, à Paris, a accueilli 125 nationalités différentes, 300 conférenciers et 9 000 start-up.

Au-delà des chiffres, ce genre de grand-messe est là pour nous rappeler les transformations numériques qui changent profondément notre relation au travail et aux autres. Impossible de nier la vitesse effrénée des innovations high-tech, qui ne semblent pas près de faire une pause. Dans les allées, les quinquagénaires, qui passent pour les doyens de l’humanité, côtoient les représentants de la génération Z — les us et coutumes de ces jeunes nés après 1995 seraient un vrai sujet d’étude pour les ethnologues. Mais revenons aux messages.

Le chef de l’État s’est adressé aux entrepreneurs de la high-tech, faisant part de sa volonté de mieux encadrer les activités foisonnantes des géants du secteur. «Je veux faire de la France le pays qui invente la régulation de la nouvelle économie pour réconcilier la technologie et le bien commun. Je veux faire de notre pays celui qui pense le monde que vous êtes en train de construire», a-t-il déclaré. Garantir une croissance qui profitera au plus grand nombre et penser un nouveau monde où 50 % des tâches seront automatisées (une étude McKinsey nous l’annonce pour bientôt), c’est effectivement un défi ! Une fois de plus, le rôle de l’ingénieur sera primordial pour éviter les écueils du facile, la perte de sens et rappeler l’importance des valeurs.

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