Rexam, le lien entre indépendants

Au fil des mutations du marché du travail, le Rexam s'est adapté. Selon son président Jean-Marc Durieux (Ai. 70), nous allons vers un monde où les ingénieurs indépendants seront de plus en plus nombreux.

Jean-Marc Durieux (Ai. 70), président du Rexam : «Être travailleur indépendant, exerçant comme consultant ou manageur de transition, est devenu pour beaucoup un choix et non plus une bouée de secours.» Photo : DR

En 1995, le Réseau d’experts et managers indépendants Arts et Métiers, connu sous l’acronyme Rexam, a été créé au sein du service Emploi-Carrière de la Soce. Il s’agissait alors de répondre aux sociétaires seniors ayant fait l’objet d’une suppression de poste, d’un plan de départ anticipé ou autre préretraite afin de les aider à réorienter leur carrière. Mais les choses évoluent.
Être travailleur indépendant, exerçant comme consultant ou manageur de transition, est désormais devenu pour beaucoup un choix et non plus une bouée de secours. En milieu de carrière, on peut décider de valoriser son expérience autrement qu’en entreprise. En début de carrière, on peut être soucieux de développer une activité dans des métiers nouveaux… pour lesquels l’expérience n’est pas un préalable pour la simple raison qu’elle n’existe pas !

Gagner en notoriété

L’augmentation du nombre d’indépendants était annoncée par des études prospectives depuis plus de quinze ans. Le mouvement est aujourd’hui largement engagé aux États-Unis, mais aussi en France.
L’activité la plus visible du Rexam est la collecte et la diffusion de missions vers ses 300 membres : plus de 450 opportunités par an, plus de 4 500 jours de missions réalisées par an, près de 60 % de succès pour les offres faites par les membres (1)… Cette activité est soutenue par différentes actions, destinées notamment à renforcer sa notoriété afin de collecter encore davantage d’opportunités ou à le promouvoir auprès de cabinets de management de transition, des sociétés de conseil, des entreprises et manageurs.
Le Rexam, c’est aussi : de la formation privilégiant les modules dispensés bénévolement par d’autres gadzarts (une enquête a été réalisée fin 2016 pour définir le programme 2017), des rencontres (une réunion plénière début 2017, puis plusieurs manifestations à thème en cours d’année), la régionalisation de son action, la facilité de groupements pour accéder à des missions plus importantes (multisites, multicompétences…).

Ce qu’en disent les membres

«Je vais devenir membre premium du Rexam pour montrer ma fiche directement sur le site et participer un peu plus à la vie du réseau dans la région. Dommage que je sois souvent en déplacement.»
Éric Durgueil (Ch. 79)

«Je participerai avec grand plaisir au rayonnement du Rexam dans les Alpes-Maritimes.»
Vincent Gonin (An. 204)

«Je démarre une thèse sur le management des PME-ETI. La génération qui arrive ne comprend pas le management tel qu’il est pratiqué dans 99 % des entreprises. J’espère entrer en contact avec des entreprises intéressées par la démarche.» Gérard Jandin (Ch. 70)

«Je suis membre depuis 2014 et “premium” pour la première année. Je suis bien chargée grâce à mon réseau local, mais il est rassurant de voir que, si mon business diminuait, il y aurait un plan B possible. Les rencontres comme celles de Lyon sont très intéressantes.»
Colette Rigaud (Ai. 81)

«Le Rexam me permet de me tenir à niveau malgré mon immersion dans deux grands projets. Le bilan de mes interventions fut très positif. Les relations professionnelles puis amicales qui en ont découlé prouvent l’intérêt du Rexam et les qualités qu’il véhicule.»
J.-François Saumureau (An. 71)

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