Skeyetech voit loin

La start-up Skeyetech possède deux cordes à son arc : la vente de drones à usage industriel et la création sur commande de produits novateurs. L’entreprise transfère ainsi ses compétences en mécatronique, accompagnant ainsi de grands groupes dans leur transformation numérique, tel Enedis.

La conception de drones a mené Skeyetech à travailler sur des solutions de robotique et d’intelligence embarquée.

Lidée naît en 2014, quand Paul Astoul (An. 210) et Antoine Lecestre (Bo. 210) se rencontrent à Bordeaux. Passionnés d’aéronautique, ils se lancent dans la conception de drones et créent Skeyetech en novembre 2014. Incubée à Bordeaux Technowest, la société gagne le trophée Jeunes entreprises Arts et Métiers en mars 2015, ce qui augmente sa visibilité et permet aux créateurs de recevoir un prêt d’honneur de la Fondation Arts et Métiers.
Aujourd’hui, une gamme de drones destinés à des usages d’inspection et de surveillance est déjà disponible. Et les deux jeunes gens prévoient d’être à l’origine d’une révolution : «Skeyetech devrait devenir prochainement la première entreprise de France à avoir l’autorisation de faire voler un drone de manière autonome. Ce dernier fonctionnera grâce à une station de recharge et viendra en complément d’un réseau de caméras de surveillance sur un site de 4 hectares», explique le directeur général, Paul Astoul.
Parallèlement à la vente et à la maintenance de drones, la société bordelaise opère des transferts de technologie du monde de l’embarqué pour les entreprises en recherche d’outils numériques. L’un des projets à fort potentiel qui les occupe aujourd’hui concerne le développement d’une caméra d’inspection des réseaux aériens pour Enedis (ex-ERDF), en complète synergie avec l’activité initiale de conception de drones de l’entreprise.
Passé de 70 000 à 300 000 euros, le chiffre d’affaires de la société Skeyetech aura plus que quadruplé entre 2015 et 2016. L’équipe compte 9 salariés et passera à 15 personnes d’ici à la fin 2017. L’année prochaine, la start-up s’intéressera également au marché international avec, en ligne de mire, les pays où la réglementation en matière de drones est moins stricte, avec un véritable atout : la station de recharge énergétique.