Et si le travail collaboratif était la solution

Ce n’est hélas pas une première. Selon une étude de l’OCDE publiée en novembre, la France cumule les mauvaises notes dans le célèbre classement Pisa, le programme international pour le suivi des acquis des élèves. Cette vaste enquête est menée, tous les trois ans, auprès de 125 000 élèves de plus de 15 ans dans les 32 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Cette année, l’institution internationale s’est penchée sur l’éducation à la «résolution collective des problèmes». Autrement dit, l’étude évalue la capacité des élèves à travailler ensemble afin d’être plus efficaces.

À ce jeu, les élèves français sont à la peine. Imaginez : la France se classe vingtième sur trente-deux ! Seuls 6 % des élèves français décrochent la note maximale en travail collectif. Et un bon tiers des élèves se situent au niveau le plus bas, ne parvenant ni à comprendre un problème en groupe ni à trouver des solutions pour le résoudre. Or, élucider un problème complexe – qui devient très complexe en groupe – est un enjeu fort. «Les élèves qui savent travailler en équipe, explique l’étude Pisa, sont ceux qui ont les plus grandes chances d’obtenir par la suite les meilleurs emplois. Elle montre, par ailleurs, que les métiers qui demandent beaucoup de collaboration sont mieux payés et ont le vent en poupe.»

Il est intéressant que l’OCDE ait pu faire un focus sur cette «résolution collective des problèmes», un sujet cher à la communauté Arts et Métiers. Depuis plusieurs années, et dans tous les campus Arts et Métiers, les élèves de deuxième année organisent des projets fédérateurs lors de la période de Transmission des Valeurs: les Grands Défis. Lors d’une journée ou d’un week-end, les élèves de première année s’investissent bénévolement dans un projet d’utilité commun allant de la rénovation d’un parc à la création d’un parking ou, encore, dans des travaux d’intérêt général en école primaire. L’idée maîtresse : le collectif est toujours le plus fort ! Et n’oublions pas que la multiplication exponentielle des outils numériques imposent et généralisent le travail collaboratif.

C’est d’ailleurs d’une seule voix joyeuse que toute l’équipe de la rédaction vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. À 2018

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