Un robinet astucieux

En phase de création d’entreprise, Benjamin Thurin (Bo. 212) a mis au point son premier produit, un robinet dégustateur qui devrait bouleverser le marché. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Ce robinet de cuve à canule préserve l’intégrité organoleptique des échantillons et ne se bouche pas.

Vingt-six ans, du talent et de l’ambition. Benjamin Thurin (Bo. 212) est l’exemple type du jeune gadzarts qui a tout pour réussir. Avec l’aide de son ami et désormais associé, Aurélien Guenerie, il crée un robinet dégustateur qui résout les problèmes classiques.
En effet, les pépins bouchent souvent les robinets qui servent à prélever des échantillons de vin des cuves. Potentiellement mis au contact de l’air, le vin risque d’être pollué. La production avance grâce à Laurent De Bellis (Bo. 73), président de Deyres, entreprise de conception et de fabrication de machines spéciales à Pessac (Gironde), qui leur ouvre ses ateliers. Déjà, le robinet à canule s’écoule doucement. Les ventes devraient augmenter sensiblement entre novembre et février, la période durant laquelle les viticulteurs s’équipent en cuves à vin, donc en robinets dégustateurs. En vue de dynamiser les ventes, les deux ingénieurs tiendront un stand à Vinitech du 29 novembre au 1er décembre, le plus grand salon d’équipements vinicoles du monde, dont ils attendent le trophée Œnovation.

Et leur robinet dégustateur n’est qu’un marchepied avant de se lancer franchement dans l’industrie. En effet, une fois finalisée la création de leur société D-Innovation, ils comptent avoir leur propre usine, puis se lancer à la conquête du marché international. L’objectif des deux compères est de créer des équipements mécaniques novateurs. Déjà, deux autres produits innovants sont en cours de finalisation. L’avenir leur appartient.

 

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