Une nouvelle histoire à écrire

À tout juste 37 ans et après des expériences plus ou moins heureuses — mais formatrices —, Maxime Le Menestrel (Ai. 98) a atteint son but : être entrepreneur dans l’industrie. Une ambition qu’il met désormais au service de sa propre entreprise.

Au prestige des grandes écoles comme Centrale ou Polytechnique, Maxime Le Menestrel a préféré le «pragmatisme» d’Arts et Métiers. Il faut dire que ce fils d’ingénieurs a une idée en tête depuis son plus jeune âge : devenir patron de son entreprise. Diplômé de l’Ensam (médaillé d’or de sa promo) en 2001 à Aix-en-Provence, d’où il est originaire, il enchaîne avec un master en ingénierie mécanique au Georgia Tech Institute d’Atlanta, aux États-Unis.
De retour en France, il est d’abord recruté chez Renault, en région parisienne, comme chargé d’achats de pièces moteur. «J’ai choisi de faire mes premières armes chez Renault avant tout parce que je voulais savoir comment fonctionne une grande entreprise de l’intérieur, explique-t-il. Comme, à mon poste, j’étais en relation avec différents services, cela a été très formateur.» Mais lassé d’être juste un numéro parmi d’autres et déçu par des promesses salariales non tenues, il décide au bout de trois ans de partir.
C’est à ce moment-là que deux de ses amis d’enfance lui offrent l’opportunité de les rejoindre pour créer une entreprise de vente de véhicules d’occasion. Son rêve… Partis de rien, les trois associés s’installent en 2005 à Annecy (Haute-Savoie) où ils louent le parking d’une imprimerie pour vendre leurs premières voitures. En quatre ans, leur activité décolle. Ils développent deux concessions, à Annecy et à Chambéry (Savoie), et emploient 14 salariés qui génèrent 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais des désaccords entre eux ont finalement raison de leur collaboration et Maxime Le Menestrel finit par céder ses parts en juin 2012.

Une rencontre décisive

Que faire après ? Par l’intermédiaire du CRA (Cédants et repreneurs d’affaires), il entre en contact avec Patrick Goubeau, alors dirigeant d’Art’Tech Robotique, qui cherche un successeur pour partir à la retraite. «Je n’avais pas l’expérience requise et l’affaire était trop importante pour moi financièrement, se souvient-il. Mais comme nous avions bien accroché humainement, nous avons persévéré l’un et l’autre dans ce projet et opté pour un passage de relais en douceur.»
Depuis janvier 2013, Maxime Le Menestrel a donc pris la tête de cette société de 30 salariés près d’Annecy qui fabrique des machines sur mesure pour des industries de tous secteurs (automobile, habitat, plastique, domotique…). «Être entrepreneur dans l’industrie, c’est ce que je voulais. Je touche à tous les domaines comme la technique, la finance, les ressources humaines… avec, chaque jour, un nouveau défi à relever, raconte-t-il, ravi. Mon but est désormais de développer l’activité en réorganisant les équipes et en faisant de la croissance interne.» Le début d’une nouvelle histoire…