Une vie après l’autre

Jeune sportif, expatrié à l’autre bout du monde, dirigeant d’entreprise, Thierry Barel (Cl. 80) a connu plusieurs vies avant de diriger, en 2016, sa propre société.

Thierry Barel (Cl. 80)

Fou de rugby toute sa jeunesse (jusqu’à jouer en championnat de France de deuxième division), Thierry Barel trouve à l’Ensam des valeurs de fraternité qui lui sont proches. Mais, à cette époque, le sport prend toute la place. Alors quand, à 28 ans, il est contraint d’arrêter pour raison médicale, le choc est rude. Que faire après ? Mener l’autre vie dont il a toujours rêvé : partir pour l’étranger. D’abord ingénieur chez le Suisse Stäubli, il rejoint l’entreprise Serac pour prendre la responsabilité technique d’une filiale au Brésil. Au bout de deux ans, Stäubli le recontacte pour lui confier la tête de sa division connecteurs industriels aux États-Unis, où il reste quatre ans. De retour en France en 1994, il devient responsable qualité, puis directeur de la division textile du groupe. Un premier poste à responsabilités avant d’être nommé, en 2001, directeur général du groupe et d’émigrer en Suisse. Mais au bout de six années, il décide de quitter l’entreprise.

Éternel optimiste

Thierry Barel prend alors la direction de la société londonienne Photo-Me en 2007 — juste avant la crise — et la redresse avec succès. Deux ans plus tard, il atterrit à la tête de Faiveley Transport, en France, avec pour mission de lui redonner un second souffle. «Quelle que soit l’entreprise, il faut trouver des solutions et tenir bon la barre», explique cet éternel optimiste. Mais après quinze années à diriger diverses entreprises, il a envie de tourner la page. Avec deux copains de promo, Bernard Carera et Gilles Bossonnet, il rachète Ardex, un équipementier pour poids lourds, pour mener, à 55 ans, une carrière «plus tranquille», pense-t-il. Finalement, c’est tout le contraire : l’activité étant en forte croissance, il n’a jamais autant travaillé — le plaisir en plus !