Dossiers

«La Hannover Messe est la plus grande vitrine de l’industrie 4.0»

Le plus grand salon mondial des outils de production se déroulera du 23 au 27 avril à Hanovre. Il réunira tous ceux qui comptent dans le monde de l’industrie. Le docteur Jochen Köckler, président de l’événement, rappelle pourquoi.

«Marions la créativité française à la rigueur allemande»

Une volonté politique de rapprochement des États allemand et français s’est exprimée ces derniers mois. Mais comment faire travailler ensemble deux pays aux cultures si différentes ? Par le mélange des compétences assure Guy Maugis, président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie. Paroles d’un fin connaisseur des deux nations.

Quels scénarios pour l’industrie du futur ?

Dans quel contexte économique, social et politique se prépare l’industrie du futur de part et d’autre du Rhin ? Trois cercles de réflexion, impliquant des acteurs des deux pays, viennent de publier leurs conclusions sur la question. Bilan d’une étude comparative où se dessinent des scénarios divergents.

Charleville-Mézières, l’usine modèle d’Amada

Les usines françaises du Nippon Amada, numéro 1 mondial de la machine-outil pour travailler la tôle, produisent pour l’Europe. Celle de Charleville-Mézières s’est hissée au niveau des standards de qualité japonais. L’automatisation a augmenté la productivité et réduit la pénibilité. Sans tarir les embauches.
L’usine JPB Système d’ensembles vissés, à Brie-Comte-Robert. Ses 6 machines en ligne sont capables de traiter 6 pièces différentes et de changer de série de manière asynchrone.L’usine JPB Système d’ensembles vissés, à Brie-Comte-Robert. Ses 6 machines en ligne sont capables de traiter 6 pièces différentes et de changer de série de manière asynchrone.

JPB Système passe au 4.0

JPB Système, PMI francilienne spécialisée dans l’aéronautique, réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’export. Elle s’est dotée d’une nouvelle usine automatisée pour intégrer une partie de sa production. Et accompagner la forte charge venue des donneurs d’ordres.
Thomas Huriez, PDG de 1083, dans son atelier de Romans-sur-Isère : «Nous ne sommes pas des fabricants, mais des commerçants qui relocalisons la production.»

Le pari pas si fou du jeans français

Marque de jeans «made in France», 1083 se développe dans la Drôme à partir de l’ancien bastion industriel de la chaussure. Au-delà de l’argument commercial, le fondateur, Thomas Huriez, se veut acteur d’une démarche globale de relocalisation de la production.
Denis Ferrand est directeur général du Centre d’observation économique et de Recherche pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises (COE-Rexecode) depuis décembre 2008. Docteur en économie de l’université Pierre-Mendès-France de Grenoble, il est chargé du cours d’analyse de la conjoncture à l’Institut gestion de patrimoine de l’université Paris-Dauphine et intervient comme expert en macroéconomie auprès de l’association Progrès du management. Il est par ailleurs président de la Société d’économie politique depuis novembre 2016.

Interview de Denis Ferrand, directeur général de COE-Rexecode

«Nous avons surtout besoin de projets solides»
La robotisation est l’un des axes clés de développement identifiés par l’Alliance pour l’industrie du futur. Ici, la nouvelle usine automatisée d’ensembles vissés de JPB Système, à Brie-Comte-Robert.

Réindustrialisation l’amorce d’un mouvement

Investissements productifs en hausse, restauration des marges des entreprises, voire relocalisations… L’embellie constatée depuis deux ans montre que l’industrie française n’a pas encore rendu l’âme. Face aux besoins de nos PME et ETI pour reconquérir des parts de marché et la nécessaire transformation de l’outil productif, le moment est propice à jouer plus collectif pour réussir la transition vers l’usine du futur.
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L’intelligence artificielle débarque à l’usine

Après la finance et le marketing, les applications issues de l’intelligence artificielle se développent dans l’industrie, essentiellement dans le contrôle qualité et la maintenance prédictive. La machine devient capable d’accomplir des tâches cognitives, donc d’apprendre. Cela bouleverse le fonctionnement de l’usine. Quelles seront les conséquences du «machine learning» sur la production, le rapport homme-machine et l’emploi ?
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Du neurone au “deep learning”

Maîtres de conférences à l’Ensam de Lille, Éric Nyiri et Stéphane Thiery rappellent, en les vulgarisant, le principe et les méthodes de fonctionnement de l’apprentissage automatique, d’où découle ce qu’on appelle aujourd’hui l’apprentissage profond.