Dossiers

Intelligence-artificielle-dossier

L’intelligence artificielle débarque à l’usine

Après la finance et le marketing, les applications issues de l’intelligence artificielle se développent dans l’industrie, essentiellement dans le contrôle qualité et la maintenance prédictive. La machine devient capable d’accomplir des tâches cognitives, donc d’apprendre. Cela bouleverse le fonctionnement de l’usine. Quelles seront les conséquences du «machine learning» sur la production, le rapport homme-machine et l’emploi ?
deep-learning

Du neurone au “deep learning”

Maîtres de conférences à l’Ensam de Lille, Éric Nyiri et Stéphane Thiery rappellent, en les vulgarisant, le principe et les méthodes de fonctionnement de l’apprentissage automatique, d’où découle ce qu’on appelle aujourd’hui l’apprentissage profond.

L’Usine agile de Lille fait face à trois défis

La plateforme technologique Usine agile du campus Arts et Métiers de Lille a fait de l’IA son fer de lance. Depuis plusieurs années déjà, ses équipes collaborent avec de grands groupes industriels, français et étrangers, sur ce sujet phare de l’usine 4.0. Olivier Gibaru (Li. 90), son directeur, évoque pour nos lecteurs les trois grands défis que pose l’IA aux ingénieurs et chercheurs.
laurent-laporte-intelligence-artificielle

L’intelligence artificielle rebat les cartes des emplois humains

Pour Laurent Laporte (Bo. 90), cofondateur de Braincube, l’irruption de l’intelligence artificielle dans l’industrie devrait entraîner la disparition de postes pénibles et peu qualifiés au profit de nouvelles compétences en phase avec l’usine 4.0. Il croit en la perspective de relocalisations d’usines devenues, grâce à l’IA, plus compétitives.

Le QRM, une méthode de bon sens

Pour Dominique Andreux (Ch. 84), président et fondateur du cabinet Quick Response Enterprise, la méthode Quick Response Manufacturing, ou QRM, permet de répondre au défi d’adaptation des entreprises confrontées aux demandes personnalisées de leurs clients et à des délais sans cesse raccourcis.

De la difficulté d’être Reach

Selon la réglementation européenne Reach, l’usage du chrome hexavalent, essentiel au traitement de surface mais très toxique, est soumis à autorisation temporaire depuis le 1er septembre. Une décision qui contraint les entreprises à s’engager dans une procédure complexe. À terme, il leur faudra trouver et financer des substituts. État des lieux.

Pour s’adapter on avance groupés

Face à une procédure d’autorisation complexe et coûteuse, les fournisseurs et utilisateurs des composés de chrome VI se sont réunis en consortiums.

“Le vrai danger serait d’attendre !”, Jean-Yves Hihn

Professeur à l’institut Utinam (1), Jean-Yves Hihn dirige une équipe d’une trentaine de personnes travaillant sur les traitements de surface par voie humide. Il est régulièrement consulté sur le problème de la substitution du chrome hexavalent, qui cache d’autres problématiques potentielles. Entretien.

De la galvanoplastie sans chrome chez Pegastech

Soutenue très tôt par Arts & Métiers Business Angels, Pegastech est l’une des premières sociétés à avoir trouvé un substitut au chrome hexavalent pour la métallisation de certains plastiques, un formidable atout au regard de la réglementation européenne Reach. Acquise par le groupe Atotech en décembre 2016, la division traitement de surface bénéficie de nouveaux moyens.

Les applications de demain s’étudient en Franche-Comté

La Franche-Comté héberge des laboratoires qui ont fait de la recherche sur le traitement de surface en mécanique de précision l’une de leurs spécialités. C’est le cas de Femto-ST et du Laboratoire d’études et de recherche sur les matériaux, les procédés et les surfaces, tous deux installés à Besançon. Ils planchent sur les applications et matériaux de demain dans les trois grandes voies : humide, sèche sous vide et thermique.